Association Païolive

Assemblée générale de l’Association Païolive
Tenue le 19 janvier 2013 au centre d’accueil des Vans à 14 heures.
Le mauvais temps a empêché plusieurs personnes de se déplacer. L’assemblée rassemble 45 personnes et 65 pouvoirs ont été envoyés. Le quorum (le tiers des 220 adhérents) est donc atteint. M. Bruno Vigier, Maire des Vans a présenté ses excuses.
1) Le rapport moral est présenté par Jean-Michel Belile, actuellement représentant légal. Le rapport d’activité est ensuite présenté par
Jean-François Holthof, secrétaire général Ces deux rapports sont donnés en annexe.
Ils sont adoptés à l’unanimité après que les précisions demandées par les membres présents aient été données.
2) Le rapport financier est présenté par Pierre Aurousseau, trésorier, qui annonce son désir d’être remplacé. Le rapport est adopté à l’unanimité.
Un débat est ouvert sur l’opportunité de demander des subventions aux communes. Notre association concerne en fait le territoire de 14 communes et entend rester indépendante vis-à-vis d’elles. Mais puisqu’en 2014 des communautés de communes doivent se mettre en
place, il serait possible de les solliciter une fois que nos compétences en matière d’environnement seront reconnues.
Par ailleurs une recherche de mécénat auprès d’entreprises sera menée.
3) Le conseil d’administration est élu, composé de :
Jean-Michel Belile, Représentant légal de l’Association ; Jean-François Holthof, Secrétaire général ; Danièle Petit, trésorière ; Michèle Rabhi, Jacques Butez ; Maria Sanz ; Nicolas Bianchin ; Marguerite Groseil ; Christophe Bouquet ; Claude Ieggli ; Isabelle Samson ; William Terrillon ; Monique Jarrige ; Danièle Petit ; Jean-Louis Lobier ; Jean-Louis Raison ; Michel Barnaud.
4) Les projets pour 2013 sont présentés par Jean-François Holthof, secrétaire général. Ils sont donnés en annexe.
5) Un débat est ensuite ouvert,
a) la participation des adhérents ou des amis aux activités de l’association.
Elle se fait normalement par le moyen des commissions dont la liste est donnée ci-dessous.
Un nouveau groupe pourrait être créé pour organiser en 2014 le dixième anniversaire de l’association.
Par ailleurs des appels à projets peuvent être librement lancés sur le blog par quiconque le souhaite.
La communication se fait essentiellement par internet mais une cinquantaine de personnes restent en dehors de ces annonces. L’envoi de
courriers est long et coûteux. Il est donc suggéré d’établir une liste de contacts pour que ceux qui ont internet transmettent par téléphone
les informations à ceux qui leur sont proches.
b) Question du tourisme et plusieurs thèmes viennent dans le débat :
1- l’influence de l’ERGC qui concerne notre territoire.
2- nécessité de définir une politique de l’association pour que ses représentants puissent la défendre lors des réunions auxquelles ils participent.
3- le rôle des offices de tourisme qui pourraient être promoteurs d’un tourisme différent mais sont très dépendants des élus locaux et des
lobbies touristiques.
4- la façon d’intégrer l’économie dans notre réflexion sur le rapport entre tourisme et environnement. Notre spécialisation ne porte pas sur
l’économie mais si nous l’ignorons nos propositions en d’autres domaines risquent d’être rejetées a priori.
En conclusion il est convenu de constituer un groupe de travail sur ce sujet qui aura pour but:
– de définir une politique de l’association au sujet du tourisme, en essayant de lever le silence sur certains aspects économiques et sociaux
du tourisme actuel. La partie constructive consisterait en des propositions pour la concrétisation d’un éco-tourisme.
– d’exprimer un avis auprès de l’Unesco sur le projet de classement au patrimoine mondial de Vallon/Chauvet, ceci avant l’automne 2013
afin que cet avis soit pris au sérieux par les élus, qu’un document argumenté adressé à l’Unesco pourrait contrarier. Nous pouvons soutenir
ce projet, le dénoncer ou le soutenir sous certaines conditions sociales et environnementales.
Annexes :
rapport moral et rapport d’activité
projets 2013
organigramme de l’association
ANNEXE 1: Rapport moral
Les acquis de l’année 2012 ne sont peut-être pas spectaculaires : pas de découverte scientifique majeure, pas non plus d’obtention de mesures
de protection pour le site. Mais un travail effectif qui portera bientôt des fruits et une dilatation du regard vers de nouvelles pistes.
1) Tout d’abord et pour une fois nous partirons du global plutôt que du local. A Jéhu en Corée du Sud au début de septembre 2012 le
congrès mondial de l’UICN a admis notre association parmi ses membres.
Pour le moment, cette adhésion n’entraîne aucun effet concret. Mais la dimension planétaire de notre modeste travail écologique se concrétise
soudain. Cette adhésion est une reconnaissance de l’association, de la qualité de son travail et une conséquence de la rédaction du
Manifeste, adopté il y a un an et présenté dans les instances de l’UICN qui a apprécié notre engagement éthique. C’est aussi l’entrée dans
un réseau de milliers de scientifiques dont nous pensons bien tirer parti pour les recherches sur Païolive. C’est aussi une reconnaissance
de l’importance du site lui-même, qui, placé ainsi sous un regard international, ne devrait plus être exposé à la banalisation.
Cette adhésion entraîne celle au comité français de l’UICN qui nous permettra de redimensionner nos projets, notamment scientifiques,
dans un cadre plus vaste. Elle entraîne aussi une obligation morale pour nous tous.
Deux positions ont été prises à ce congrès de l’UICN qui peuvent nous concerner.
La première concerne la création d’une liste rouge des écosystèmes menacés dans le monde, analogue aux listes rouges des espèces menacées
de l’UICN qui servent de référence Je ne sais pas si le karst boisé de Païolive et des Gras rentrera dans cette liste d’écosystèmes
mais cela nous amènera à évoluer sur deux points : considérer le site comme un écosystème, ce qui est loin d’être encore fait car nous ne
savons pas encore exactement comment fonctionne la forêt de Païolive, créer des contacts avec d’autres zones karstiques méditerranéennes
pour établir des comparaisons.
La seconde réside dans le message envoyé par le congrès de l’UICN à tous les dirigeants de la planète qui les invite à considérer l’étendue
des services que rend la nature et que les solutions fondées sur la nature constitueront finalement le meilleur choix pour faire face aux
problèmes comme la sécurité alimentaire, les changements climatiques et le développement économique et social. C’est avec plaisir que
nous relevons l’analogie de cette position avec la reconnaissance internationale de l’agro-écologie, dont notre ami Pierre Rabhi demeure un
pionnier, comme meilleur recours pour alimenter tous les hommes, reconnaissance qui commence à trouver des échos en France même.
Par ailleurs l’UICN qui comprend 87 gouvernements, 117 organismes publics et plus de 900 ONG représente une forme de gouvernance
originale. Ce n’est pas une ONG car les Etats en sont membres, tout comme des ONG internationales ou locales. Cette gouvernance singulière
est adaptée aux enjeux car elle amène à passer par dessus les débats de souveraineté pour atteindre la nature elle-même dans sa
globalité. Elle est sans doute un modèle puisque l’UICN est à l’origine de la plupart des avancées en matière de conservation de la nature et des concepts qui les guident. En l’absence d’un équivalent pour la biodiversité de ce qu’est le GIEC pour le climat, c’est encore ce qui
existe de mieux pour elle sur cette terre.
Cette forme de gouvernance doit pouvoir aussi inspirer au plan local où les questions relatives à la nature ne peuvent être traitées uniquement
comme des conflits d’intérêt, concernent tous et les générations futures, un autre ordre. L’avenir de la nature ne peut être traité
comme un sujet quelconque. On doit avoir de la considération pour elle. Elle ne peut être un sujet politique comme un autre soumis à des
contrats ou des compromis politiques.
2) L’année 2012 a vu la publication d’une série d’outils pédagogiques, fruits d’un travail soutenu, d’une mise en collaboration de multiples
compétences et qui constituent maintenant une véritable « malle pédagogique » sur Païolive (exposée dans la salle), qu’il reste encore à diffuser
et à faire connaître. L’expérience acquise doit continuer à être valorisée et le projet d’un nouvel outil pédagogique de conception nouvelle
sur les milieux rupestres a été bien accueilli. Nous y travaillerons en 2013.
3) 2012 a aussi vu la confirmation de la justesse de la position prise par l’assemblée générale en 2011, d’étendre notre zone d’intérêt à la
commune de Labeaume. Des études sur l’eau et la biodiversité y ont commencé, des manifestations ont eu lieu et de bons contacts noués
avec les associations locales comme avec le Syndicat de Rivière Beaume-Drobie. C’est un enrichissement car cette extension territoriale
est aussi une ouverture sur des milieux naturels bien typés et aussi sur une culture locale différente.
4) Si nous pouvons nous réjouir de ces avancées de l’association, pour ce qui est du site lui-même un certain scepticisme prévaut cette
année, qui tient pour une part à un contexte national et pour une part au contexte local.
Au plan national, la biodiversité est toujours un sujet à l’ordre du jour. Après avoir proclamé qu’il fallait arrêter l’érosion de la biodiversité en
2010 et constaté que rien n’avait été fait, on a repoussé l’objectif en 2020. Ce scénario est trop classique pour être transparent : on se fixe
des objectifs, on ne les atteint pas et on en repousse le délai tout en permettant aux causes de continuer leurs ravages. D’un côté les structures
se multiplient : Stratégie de création d’aires protégées, Trame verte et bleue, projet d’une loi-cadre et d’une agence nationale pour la biodiversité. On pourrait s’en réjouir si en même temps la protection de la nature réelle ne régressait pas, comme en témoignent la volonté
d’éradiquer une espèce protégée comme le loup d’une zone coeur de Parc national, le maintien de privilèges exorbitants aux chasseurs, les
menaces sur la conservation des espèces végétales protégées.
Parfois des penseurs ou des scientifiques prêtent la main à cette.entreprise. Pour beaucoup, la nature tend à devenir une abstraction que
l’on remplace par des concepts qui se succèdent en s’éloignant de plus en plus de la réalité : environnement d’abord, biodiversité ensuite,
services écosystémiques enfin, au point que même des naturalistes ne mettent plus le terme de nature qu’entre guillemets. On assiste à
une réduction intellectuelle de la nature à une représentation, plus manipulable au gré des intérêts, que la nature réelle, que l’homme
contemporain veut réduire.
Ce contexte national peut expliquer les difficultés ici sur le site de Païolive qui n’est pas toujours pas protégé malgré un empilement des
procédures : site inscrit (projet de classement toujours en attente), Espace Naturel Sensible, Natura 2000, Scap (projet), Trame verte et
bleue, zone d’adhésion du PNC, contrats de rivières. Pas moins de sept procédures empilées, avec les coûts afférents.
Or sur le terrain, que peut-on constater ? Deux espèces patrimoniales disparaissent ou régressent :l’Ecrevisse à pieds blancs risque de disparaître
et l’Apron du Rhône a sans doute disparu du Chassezac. Là où des comparaisons sont possibles en raison de l’existence de données
anciennes, comme les insectes coprophages sur les Gras ou les insectes ripicoles (ie inféodés aux berges des cours d’eau) au bord
du Chassezac, l’érosion de la biodiversité est flagrante, de même l’altération des communautés végétales et de leur fonctionnement au
bord du Chassezac.
On affirme vouloir « maîtriser » le tourisme mais on se refuse à parler de surfréquentation et pendant ce temps les équipements touristiques
continuent à croître : extensions d’hébergements réalisées ou en projet, projet de village de gîtes au Pazanan, nouveaux sentiers dans le
bois, nouveaux loueurs de canoé, voies d’escalades, panneaux en tous genres, etc …
Les réunions dites de concertation ne manquent pas plus que les procédures mais il est parfois difficile de ne pas soupçonner qu’elles sont
des paravents pour dissimuler derrière des consensus fabriqués de toutes pièces des orientations déjà arrêtées. Nous avons été ainsi amenés
à marquer clairement notre souci, partagé avec d’autres associations, d’améliorer les conditions de travail du « comité de suivi du site
Natura 2000″
Dans ce contexte, le rôle des associations indépendantes, reconnu d’ailleurs massivement par toute enquête d’opinion, ne fait que croître.
Pour notre part, en lien avec les autres associations locales partageant les mêmes préoccupations nous continuerons à étudier, à faire
connaître et à protéger, chaque année ouvrant de nouvelles perspectives, s’appuyant sur les réalisations passées. Des pistes nouvelles
s’ouvrent que nous aimerions parcourir avec d’autres associations locales : Santé et environnement ; réflexion de fond, économique et écologique,
sur le tourisme.
5) Il faut noter aussi la part croissante prise par des stagiaires dans l’activité scientifique de l’association et l’intérêt que des étudiants de
tous niveaux trouvent à cette collaboration. Elles sont un autre signe de la qualité d’accueil et d’exigence scientifique que nous pouvons offrir.
ANNEXE 2 : Rapport d’activité
Vie associative
Renforcement de la cohésion de l’association :
Commissions diverses (EEDD, études, PLU), 5 réunions du CA.
Adhésion à l’ UICN,
Participation aux Assises EEDD à Sablières et à Gaud,
diverses réunions de concertation dans le cadre des procédures en cours.
Animations nombreuses (31)
Par contre la revue n’est pas sortie, le dernier numéro date de mai 2011 !
Pas eu de bulletins d’information car de plus en plus tout se fait par internet ….
Blog entretenu par Christophe Tourre, une centaine de visiteurs par jour….
Etudier
Après l’année 2011, très riche mais moins de grandes études ont abouti en 2012.
L’étude sur les Syrphes continue et devrait aboutir en 2013.
Mais stages nombreux étudiants de tous niveaux : (huit en tout)
– recensement des points d’eau sur les Gras
– étude des oiseaux des Gras
– étude d’écologie forestière (deux)
– hydrogéologie sur le karst de la Beaume et relevés de capteurs (deux)
– insectes ripicoles
– fourmis
– insectes coprophages sur les Gras
Nous avons commencé des démarches pour trouver des financements pour l’inventaire général
Changer d’échelle pour nos partenariats, période de transition.
Article synthétique des dernières recherches sur Païolive, destiné à une revue internationale. Servira de
base.
Captures de Chauve-Souris sur le Gard avec Anya Cockle
Ont commencé les Sciences participatives : nichoirs à hulottes, hirondelles, liens avec les sites nationaux
ou locaux pour diverses observations. Encore timide …..
Faire connaître
Païolive pour tous…..
Deux manifestations annulées pour cause de mauvais temps
Sorties très bien suivies, variable pour les conférences.
Regret, pas assez de suite
CPN au Hameau des Buis
Ce qui n’a pas eu lieu : 4° campagne de bénévoles
Outils pédagogiques. Gros travail
Protéger
Suivi des PLUs : les Vans, Berrias-Casteljau, Lablachère
Boues de Vidanges,
Courry, décharges
Pub illégale, premiers effets
Participation à des réunions :
PLU, TVB, SCAP, Contrat de rivière

Projets 2013
Vie associative
CA/commissions, maintenir le rythme mais il y aura deux nouvelles commissions : Santé et Environnement,
Tourisme.
Diffusion du Manifeste et recherche de mécénats auprès d’entreprises.
Publication de la Lettre de Païolive n°8
Etudier
stages :
dynamiques forestière et éco-complexe (deux stagiaires)
Syrphes : fin –
Lépidoptères : lancement d’une étude globale
Mollusques (suite)
Hydrogéologie sur Labeaume
Chauve-souris sur le bassin de la Claysse

 Faire connaître
Païolive pour tous, Université buissonnière, publications dans La Viste.
Deux publications importantes : Inventaire des grottes et ouvrage illustré de Véronique Groseil et Gil
Jouanard
Nouveaux dépliants : Abri des pêcheurs et Géologie
Outil pédagogique sur les milieux rupestres
Education à l’Environnement et au Développement Durable auprès des visteurs notamment estivaux,
après trois années de campagnes de bénévoles, souci de toucher un plus grand nombre de personnes
par d’autres moyens : Site internet pédagogique et Exposition aux Trois-Seigneurs (un stagiaire du Cermosem
va y travailler trois mois)

Protéger
Poursuite des dossiers en cours et imprévus
Tourisme ….
Urbanisation : projets
Santé et environnement, thématique nouvelle

 

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